SON HISTOIRE         (SUCCINCTE)

 

 

 

JUSQU'EN  1847     -     DE  1851  A  1983     -     JUSQU'A  NOS  JOURS

 

 

 

 

   La croix du Languedoc  

 

 

En termes héraldiques, la croix de Toulouse, ou croix du Languedoc ou croix Occitane, est une croix grecque à branches égales rectilignes, « cléchée »  et « pommetée » d'or, dont les extrémités sont triplement bouletées et perlées. Elle apparaît avec le sceau de Raymond VI en 1211 et sera toujours utilisée ensuite par le comte de Toulouse. Elle s'imposera dans tout le domaine toulousain au début du XIIIe siècle et figurera, dès lors, les armes de la ville de Toulouse puis celle du Languedoc, du XIVe au XVIIIe siècle.

 

Plusieurs hypothèses existent sur ses origines qui ont fait l'objet de nombreuses interprétations symboliques. Au début, une simple roue solaire à douze rayons, chacun bouleté à son extrémité, symbolisant les douze maisons du zodiaque (croix de Saint-Michel-de-Lanes dans le Lauragais) Aux XIIe et XIIIe siècles, les clercs voyaient, dans cette figuration, le Christ crucifié entouré de ses douze apôtres. Elle a été également appelée croix cathare dans la mesure où elle s'opposait à la croix latine rejetée par les cathares.

Enfin, elle semble matérialiser l'itinéraire des Wisigoths des rives de la mer Noire à Toulouse par les Balkans, l'Italie et l'Espagne... Il en existe de semblables dans le Midi de la France à Venasque et Forcalquier en Provence, en Catalogne espagnole, cloître de Santa-Maria-de-l'Estany, en Italie du Nord (à Pise et à Venise).

Tombée en désuétude, marquant trop la particularité régionale face au parisianisme triomphant, il faut attendre que Dominique Baudis, d'abord au Conseil Régional puis à la Mairie de Toulouse, réhabilite la Croix du Languedoc et la pose, telle une marque, une enseigne, sur ce qui est fait dans la région (panneaux d'annonces, ouvrages architecturaux, publications régionales etc.)

 

 

 

   Les armes de Toulouse  

 

 

De gueules à la croix cléchée et pommetée de douze pièces d'or, montée sur une hampe du même posée en pal, adextrée* d'un château donjonné de trois tours et senestrée d'une basilique de trois clochers, le tout d'argent maçonné de sable, à l'agneau pascal aussi d'argent, la tête nimbée et contournée, brochant sur le tout ; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or.

La croix représentée est celle du Languedoc. L'agneau chrétien aurait été à l'origine un bélier. Cet animal, symbole de la force, serait le signe premier de la ville et remonterait à l'époque romaine. Le monument à dextre évoque le Château narbonnais, demeure des comtes de Toulouse, celui à senestre la basilique Saint-Sernin avec les trois tours qu'elle aurait dû avoir.

Le chef de France ancien s'explique par l'héritage du comté de Toulouse au bénéfice de Philippe III le Hardi, roi de France, qui visita la ville en 1272.

* Dextre : droite. En héraldisme, la droite est celle de celui qui tient l'écusson. Même chose pour la gauche (senestre).

 

 

 

   Pourquoi les Sept Deniers?  

 

 

Les CapitoulsAu Moyen-âge, au nord de Toulouse, sur la rive droite s'étendait une vaste lande (dénommée "pré") dont les Capitouls* avaient accordé à certains toulousains, le droit de pâturage pour leurs bêtes moyennant sept deniers d'or, l'an... Cette lande figure sur les cadastres de 1550, 1571 et 1690 en tant que pré appartenant à la ville de Toulouse.

* Cette institution composée de riches bourgeois date du comte Alphonse-Jourdains, fils de Raymond IV. Les capitouls ont administré Toulouse pendant 600 ans, de 1189 jusqu'à 1789 où ceux-ci ont disparu, comme toutes les autres institutions locales. Initialement, le capitulum regroupait quatre juges, deux avocats et six capitulaires (ancêtres des capitouls), chacun d'eux représentant un quartier. Ces derniers ont pris peu à peu le pouvoir, éliminant avocats et juges...

 

 

 

 

Relativement enclavé, ce quartier a longtemps conservé son côté agricole, dédié à la violette. C’était aussi un lieu de villégiature pour la bourgeoisie toulousaine où l’on venait respirer le bon air. Le quartier s'est constitué autour du hameau des Sept-Deniers apparu au XVIIIe siècle, principalement habité par des vignerons et des jardiniers dans des maisons basses et mitoyennes.

La municipalité y avait installé une colonie de vacances. L’implantation de l’usine JOB et la construction de la cité Madrid ont changé sa physionomie et le Stade Toulousain attire toujours les foules.

Depuis, le quartier n'a cessé de se développer, passant de 550 habitants en 1880 à 9000 en 1923... On y trouve l'ambiance d'un quartier qui s'est constitué au fil du temps avec un paysage urbain entremêlant maisons aux styles variés et résidences collectives de différentes époques.

 

 

: Repère toulousain

: Historique de quartier

Entourage bleu = avec lien

 

 

Naissance :

  • IIe siècle av. J.C., la tribu de Gaulois "les Volques Tectosages"* fonde Toulouse. Ce peuple alémanique fait de la ville sa "capitale".

* Ils appartiennent à la famille des Celtes et viennent des bords du Danube. Ils s'installent dans le sud de la France vers le 4eme siècle avant J.C. et restent présents jusqu'au 1er siècle avant notre ère.

 

 

 

Peste :

  • 1348, au printemps la peste noire arrive à Toulouse, la ville est totalement ébranlée. Cette épidémie fait des ravages jusqu’en 1350, le nombre de décès est considérable. Bien que non précisément quantifiable on estime 15% à 30% de la population décimée.

Recensement :

  • Au début du XVe siècle, on évalue la population toulousaine à seulement 20.000 âmes environ.

 

 

Le grand incendie :

  • 7 mai 1463 quartier des Carmes, un incendie parti d'un four mal éteint d'une boulangerie se propage, attisé par un vent d'autan particulièrement violent, pendant une douzaine de jours détruisant plus de 7000 habitations. (Nombre de victimes non connu)

Le couple de boulangers sera gracié par Louis XI et exemptera les toulousains de la "taille" pour 100 ans. (Exemption levée en 1485 par son fils et successeur Charles VIII)

 

 

Peste :

  • 1506, Toulouse est décimée par une nouvelle peste, on compte plus de 3000 morts en ville.

 

 

Défilé :

  • Charles Quint peint par Le Titien1536, invasion par Charles-Quint* de la Provence, il fait défiler son armée de 30.000 hommes au "Pré-Sept-Deniers"**.

* Charles-Quint reprend les armes, pour secourir son allié le duc de Savoie et prince de Piémont Charles III de Savoie attaqué par François Ier. Charles de Habsbourg ou Charles Quint, né le 25 février 1500 à Gand en Belgique et mort le 25 septembre 1558 au monastère de Yuste en Espagne, est empereur du saint empire germanique (1519-1555) sous le nom de Charles V d'Allemagne, roi d'Espagne et de l’Amérique espagnole sous le nom de Charles Ier d'Espagne (ou Carlos I), roi de Sicile sous le nom de Charles IV (1516-1558) et duc de Brabant sous le nom de Charles II de Brabant (1515-1558).

 

** Ce nom est étendu à une vaste surface située le long de la route de Blagnac, du chemin des Sept-Deniers à la rue des Troènes.

 

 

  La première fois :

  • 1550, premier référencement avec l'appellation "Sept Deniers" au cadastre de la ville.

 

 

Peste :

  • 1557, devant l’afflux des pestiférés à l’hôpital Saint-Sébastien (La Grave), il est décidé de les enfermer dans les tours des remparts voisins, puis dans le pré des Sept Deniers et de Bourrassol ou encore sur la colline de Terre-Cabade.

 

 

Massacre :

  • 17 mai 1562, massacre et expulsion des protestants de Toulouse*.

* Les querelles entre catholiques et protestants ouvrent une nouvelle ère de crise pour la ville. Les réformes luthérienne puis surtout calviniste trouvent un écho parmi la population toulousaine. En 1558 est fondé le premier temple protestant et ceux-ci célèbrent leur culte au grand jour, sans tenir compte des interdictions royales de Henri II. Les heurts entre les deux communautés se multiplient : bagarres et rixes sont quotidiennes dans la ville. Ce sont alors trente-six années de guerre civile qui commencent, marquées en premier lieu par les événements de 1572, lors du trop fameux massacre de la Saint Barthélémy (24 août).

 

 

Peste :

  • 1607 - 1608, visite de la peste à Toulouse

  • 18 mars 1608, nouvelle interdiction de la navigation entre Bordeaux et Toulouse à cause de la contagion; nouvelles injonctions aux capitouls et aux consuls de Blagnac... " Cordes Tolosanes, Montech, Escatalens, Saint-Porquier, Castelsarrasy... et autres lieux riverains de la Garonne; défense de faire aucun encan public de livres, habits, linge, meubles et ustensiles pendant les mois de mars et d'avril, l'entrée de la ville de Toulouse sera interdite aux pauvres étrangers; les capitouls expulseront ceux qui s'y trouvent en leur donnant quelque aumône "pour leur passade"; on continuera la garde des portes; il sera mis des cadenas aux portes des maisons infectées : les évêques diocésains seront exhortés à faire lire l'arrêt aux prônes des églises paroissiales et à surveiller l'assistance des malades; les capitouls feront ouvrir l'hôpital de la peste, où les malades seront soignés par un ou deux maîtres chirurgiens de la peste, sous peine de privation de leur maîtrise : défense de bâtir aucune grange au Pré-des-Sept-Deniers ou ailleurs;" (Article : AA21/196)

 

  • 1628 à 1632, la peste la plus meurtrière (10 000 morts environ) se déclare à Toulouse, faute de place à l'hôpital Saint-Sébastien de Saint-Cyprien, des baraquements en dur ou en bois sont construits à l'extérieur du rempart. Dans ce camp situé sur le pré des Sept Deniers, d'environ 72 hectares, on isole et on soigne les pestiférés dans des conditions précaires. Il devient rapidement le campement le plus important et progressivement s'installe une sorte de village (en septembre 1631, 1895 malades sont recensés).

 

 

Recensement :

  • 1631, la ville compte 25 000 habitants et plus de 5 000 mendiants.

 

 

Inondation :

  • 1638, le pont de la Daurade est emporté.

 

 

Peste :

  • 1652 à 1653, seconde apparition importante de la peste (23 février). Elle fait environ 4000 morts se qui représente 10% de la population de la cité. C’est la dernière grande épidémie pour Toulouse.

 

 

Séisme :

  • Le 21 juin 1660, vers trois heures trois quarts du matin, la ville de Lourdes est partiellement détruite par un tremblement de terre d'intensité IX (L'épicentre est situé à une vingtaine de kilomètres, dans la région de Bagnères-de-Bigorre). La secousse se fait ressentir jusqu'à Toulouse entre autre.

 

 

Autorisation :

  • 1666, l'édit royal de Louis XIV autorise les travaux de construction du canal du midi, alors dénommé "canal des deux mers".

 

 

Réalisation :

  • 1667, les travaux du Canal du Midi* à Toulouse et ceux du port de l'Embouchure débutent, ils sont dirigés par l'ingénieur Pierre Paul Riquet (1604-1680). Le bassin sera terminé en 1670.

* Ce canal "dit Royal" est financé par les Etats de Languedoc et Riquet lui-même, ancien receveur des Gabelles.

 

 

 

Inauguration :

  • Le 24 mai 1681, inauguration à Béziers du canal du Midi par d'Aguesseau* intendant du Languedoc.

* Henri-François d'Aguesseau, seigneur de Fresnes (1668-1751) finit sa carrière avec le "grade" de chancelier de France, deuxième grand officier de la couronne dans l'ordre des préséances. Juriste, il est le symbole et le guide de la bourgeoisie du XVIIIe siècle.

 

 

 

Construction :

  • Au XVIIIe siècle, construction du domaine le "Petit Gragnague" en face du port de l'embouchure (rue des Sports).

 

 

 

Carte :

  • En 1750        zoom

 

 

Petites histoires :

  • 1752, Jean de Caulet et surtout son fils s'emploient à faire décorer la bâtisse que l'on appelle "le petit Gragnague" (rue des Sports*). Ce charmant immeuble, entouré d'un parc avec des arbres d'essence rare est vendu à François Joseph de Porte-Pardailhan, puis à un marchand de bois : Dominique Roque. Ce domaine sera le théâtre d'une partie des combats les plus âpres et les plus sanglants de la bataille de Toulouse en 1814.

 *Cet ensemble en partie défiguré est actuellement le siège d'une école maternelle et de divers services.

 

 

  Une salle histoire :

  • Le 13 octobre 1761 à 22h, un corps est découvert dans la maison familiale Calas (De confession protestante), après un dîner en famille pris à l'étage, rue des filatiers. Les médecins constatent que la cravate du défunt masque les marques d'une double strangulation.

  • En novembre, le dossier du tribunal ne contient pas de preuve irréfutable de l’assassinat de Marc-Antoine et aucun accusé n’a avoué. Le procureur du roi Pimbert décide de recourir aux monitoires* en posant quatre questions orientées clairement dans le sens d’un complot familial à l’encontre du fils pour l’empêcher de se convertir à la religion catholique. il s'agit là d'une caricature de la justice d'Ancien Régime. Les capitouls condamnent le père Jean Calas et son deuxième fils Pierre à être roués vifs, et Mme Calas à la pendaison, mais cette sentence est brisée par le parlement.

  • Le 9 mars 1762, le Parlement condamne Jean Calas à la peine de mort par 8 voix contre 5. Il sera également soumis préalablement à la question ordinaire et extraordinaire afin qu’il avoue son crime puisque le dossier est vide. Il est sursis à statuer sur le cas des autres accusés, les juges attendant les aveux de Jean Calas.

  • Le 10 mars au matin, le capitoul David de Beaudrigue soumet le condamné à un dernier interrogatoire. Jean Calas exténué, ne variera pas et confirmera qu’il est innocent ainsi que son entourage. Il subit donc la question ordinaire puis extraordinaire sans rien avouer. L’après-midi, exécution de Jean Calas place Saint-Georges. Après avoir enduré pendant deux heures le supplice de la roue, le bourreau l'étrangle puis jette son corps dans un bûcher ardent et ses cendres sont dispersées au vent.

Un procès en réhabilitation

  • Le 7 mars 1763, le Conseil du roi ordonne à l'unanimité au Parlement de Toulouse de communiquer la procédure.

  • En novembre, la publication du "Traité sur la tolérance" a un grand retentissement.

  • Le 4 juin 1764, une assemblée de quatre-vingt juges casse l’arrêt du Parlement de Toulouse et ordonne la révision entière du procès.

  • En février 1765, le capitoul David de Beaudrigue est destitué.

  • Le 9 mars, Jean Calas et sa famille sont définitivement réhabilités à l’unanimité par la Chambre des requêtes de l’hôtel**.Après avoir passé plusieurs années dans les couvents à fuir la furie de ceux qui ne voulaient se résoudre à son innocence, Madame Calas est invitée à Versailles pour rencontrer Louis XV qui lui accorde, ainsi qu’à ses enfants, une pension de 36 000 livres.

* Le monitoire à fin de révélations est une procédure judiciaire de l'Ancien Régime destinée à obtenir des témoignages supplémentaires lorsque ceux disponibles s'avèrent inexistants ou non concluants dans le cadre d'un procès criminel.

 

**Cour souveraine composée de maîtres des requêtes, pour juger les procès entre les officiers de la cour et les causes que le roi leur renvoie.

 

 

Concours de chevaux :

  • Le 25 juin 1765, des seigneurs anglais, venus savourer les biens faits de la paix franco-britannique, organisent les premiers concours de chevaux au pré.

 

 

Un autre canal :

  • De 1768 à 1775, pour favoriser l’accès et se rendre aux ports toulousains en amont de la Garonne, le Cardinal Loménie de Brienne fait construire le canal qui porte son nom (dénommé également canal Saint-Pierre) pour contourner l’obstacle de la chaussée du Bazacle qui est un frein à la fluidité de circulation du canal du Midi.

 

 

Et de un... :

 

  • 1771, le pont (de J.M. de Saget*) sur le canal du Midi aux ponts jumeaux  est achevé.

    *Urbaniste et directeur des travaux public du Languedoc pour la sénéchaussée de Toulouse.

 

 

Carte :

  • En 1772          Zoom

 

 

Et de deux... :

  • 1774, le pont (de J.M. de Saget*) sur le canal de Brienne aux Ponts Jumeaux est terminé.

*Urbaniste et directeur des travaux public du Languedoc pour la sénéchaussée de Toulouse.

 

 

Inauguration :

  • 1776, inauguration au port de l'embouchure du bas relief. Cette œuvre est située entre les ponts jumeaux, elle  figure la province de Languedoc (de François Lucas*).

 

 

  • 1776 : Première navigation sur le canal de Brienne.   Gravure de Schuler

*Le sculpteur François Lucas (1736-1813) était professeur à l'académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse à partir de 1764. En 1784, il succéda à A. Rivalz comme dessinateur de l'académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Il était le fils du sculpteur Pierre Lucas et frère de Jean-Paul Lucas, premier conservateur du musée des Augustins.

 

 

 

 

 

Jurisprudence administrative :

  • Le 13 mai 1783, attributions municipale. " Resp Pf pl B 0117/33. Ordonnance de Messieurs les Capitouls, portant défenses à tous tombelliers, ou charretiers, de tirer du  sable, du gravier, ou des cailloux des bords de la Garonne, le long du pré des Sept Deniers, sous les  peines y contenues. Du 13 mai 1783. – [Toulouse] : s.n., [1783]. – 4 p. : bandeau aux armes gr.s.b.; 4° ".

 

 

Sans influence :

  • 1789, la prise de la Bastille*  n’entraîne que peu de désordres à Toulouse.

*Ces événements parisiens de juin-juillet sont connus à Toulouse grâce à deux journaux toulousains : les Affiches (créé en 1759) et le nouveau Journal de Toulouse. Il convient d'ajouter à ceux-ci le Bulletin des États Généraux de Mirabeau1, que l'on peut se procurer aisément dans la ville. A compter du 20 juillet, les nouvelles de l'insurrection de Paris se répandent dans le Midi Toulousain mais ce n'est que le 27 juillet que l'insurrection gagne Toulouse proprement dite. Un groupe de pauvres et de mendiants s'est constitué et armé dans les faubourgs de Saint Cyprien, quartier le plus pauvre de la ville, pour aller prendre le couvent des Grands Augustins, où le blé était stocké. Ainsi, comme à Paris, la  contestation politique est couplée à la contestation économique.

 

1 Honoré Gabriel Riqueti comte de, homme politique et orateur prestigieux 1749-1791.

Recensement :

  • 1789, Toulouse compte près de 56 000 habitants.

Fin de règne :

  • 1789, mise en place de la municipalité et fin des structures de l'ancien régime*.

*Les Capitouls du parlement restent en place, mais doivent ouvrir le nouveau conseil de ville à de petits bourgeois, commerçants ou à des artisans. Toulouse fait figure d'exception puisqu'au contraire de la très large majorité des villes, elle  conserve une composante monarchiste au sein du conseil de ville. Cependant, le maintien du parlement de la ville n'est que temporaire puisque celui-ci est définitivement supprimé en décembre 1789, et ce sans contestation de la population.

 

 

Une autre ère :

  • 28 février 1790, la nouvelle municipalité* est solennellement installée au Capitole, elle est composée de cinquante quatre membres. Cela fait suite à la loi municipale du 14 décembre 1789 qui crée un conseil général de la commune élu pour deux ans par les citoyens actifs.

  • 1790, la population stagne pour n'atteindre que 52 863 personnes.

*Son maire (premier de Toulouse jusqu'au 1er août 1792) élu est un professeur à la faculté de droit, Mr Joseph de Rigaud.

 

Bataille :

  • Le 10 avril 1814, se déroule dans les alentours des Ponts Jumeaux de très violents combats lors de la bataille* de Toulouse. Les Anglo-Portugais veulent franchir le canal dans les parages, celui-ci forme une barrière et des palissades sont "montées" afin de le renforcer. 350 braves grognards et leurs cinq canons s'y défendent tant bien que mal face aux assauts de l'armée de Wellington. Les assaillants sont repoussés plusieurs fois dans la journée et ne pourront dépasser cet obstacle.

Maréchal Soult, Jean de Dieu

*La bataille de Toulouse, Joseph Bonaparte, roi déchu d'Espagne, en fuite, est poursuivit par Wellington et les troupes espagnoles. Une bataille dont on ignore la légitimité puisque Napoléon a abdiqué et que tout le monde connaît la nouvelle jusqu'au champs de bataille. Face aux troupes du maréchal Soult qui couvre la retraite du roi, se trouvent les troupes espagnoles, portugaises, écossaises, anglaises, irlandaises, galloises et allemandes des coalisés. L'armée de Wellington compte plus de 50.000 hommes. Soult a plus de 30.000 hommes à sa charge et établi son camp au sommet de la colline du Calvinet, (actuellement Jolimont) il édifie des redoutes.

La bataille a lieu, les toulousains qui n'ont plus jamais connu de guerre depuis la croisade des albigeois se précipitent à leur fenêtre afin d'assister aux épreuves de force, certains sont tués, une balle perdue les ayant atteint.

A Saint-Cyprien, les anglais sont repoussés, aux Ponts Jumeaux, les écossais et les espagnols tombent. Soult abandonne les redoutes de Jolimont et se replie vers les abords du canal du midi. Le 11 avril, il évacue ses troupes en direction de Castanet, il abandonne Toulouse. Wellington entre en triomphe à Toulouse, la foule, à tendance royaliste accourt auprès de leur libérateur.

Dans cette interminable bataille surnommée "Pâques rouges", 975 soldats perdent la vie dans un combat qui dura près de 10h et il y a 7956 blessés.

Pour un complément d'information sur cet événement historique, un livre est publié dans la collection "Cette année-là" :

         "1814. Sans vainqueurs, ni vaincus, la bataille de Toulouse".

                  Ouvrage dont voici des extraits :     https://www.calameo.com/read/0057890516ed456c4d2a3 

 

(En aparté : Inauguration d'une statue d'un soldat de napoléon en février 2025)

 

 

 

 

Carte :

  • En 1815        Zoom

  • En 1825        zoom

 

 

Épidémie :

  • 1836, épidémie de choléra.

 

 

Pour éviter la Garonne :

 

  • 1838, construction du canal latéral à la Garonne, celle-ci est prise en main par l'État et confiée à l'inspecteur Divisionnaire des ponts et chaussées Jean-Baptiste de Baudre*.

 

 

   J.B. de Baudre

*L'ingénieur Jean-Baptiste de Baudre (1773-1850) aménagea les ports de Calais, de Bordeaux, le canal de Garonne et les fleuves Adour et Garonne. Il ne voit cependant pas l’achèvement du canal de Garonne dont la monarchie de juillet avait d’ailleurs interrompu les travaux en aval d’Agen. Ils n’ont repris qu’en 1846. Dans le cadre d’une mesure générale d’allègement et de renouvellement des personnels de l’administration, le gouvernement de la république le met en retraite en 1848 avec le grade d’inspecteur général honoraire.

 

 

 

 

Construction :

  •    Photos   Le 27 avril 1841, par suite de l'autorisation publiée par ordonnance royale, le pont suspendu est établi sur la Garonne en remplacement du bac existant, en face de Blagnac. Ce pont n'a pas de pile en rivière, il est d'une seule volée de 140 mètres. Ouvert au public le 28 avril 1844, il a été construit par les architectes Marnac et Quénot. J.Quenot, ingénieur civil à Paris est concessionnaire du pont jusqu'en 1878.

 

 

Carte :

  • En 1847        zoom

 

 

 

 

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